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  • Le monument en péril de la semaine : Premiers frimas…ou dernier gel ?

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    museeGaumais.jpgL’hiver qui s’approche nous emmène à Tintigny, au « Pigeon » du bout de la rue du Tilleul, derrière l’actuel bâtiment de police. Bien visible, en bord de route, à flanc de coteau dans son nid de feuillage, pénétrons sous terre par cette porte d'apparence anodine, puis franchissons un couloir souterrain. Derrière cette entrée en matière, somme toute peu attirante, se cache un étonnant patrimoine, en parfait état et pourtant en péril.

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  • Le coup de gueule de Fernand Tomasi

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    Dans le tome VI de l’histoire de la sculpture en Belgique depuis 1830, Monsieur Engelen et son épouse Marx présentent  pages 3426- 3431 des sculptures personnelles monumentales et de plus petit format en calcaire bajocien, matière locale recommandée, en marbres italiens, en granit alpin, en dunite du Valmalenco, en albâtre, en petit granit belge(calcaire dur) en bois, en bronze.

    Les volumes ont été édités en 2006 à la suite de visites de lieux et de sculpteurs.

    Lors de notre rencontre chez nous à Meix, le couple Flamand de Leuven, spécialiste de l’art, collectionneur d’œuvres nombreuses, justifiait le choix de mes sculptures d’une manière lapidaire : «Vous faites des choses fortes, jamais deux fois les mêmes et vous ne suivez aucune mode : l’art, c’est cela». Aucune question concernant les écoles prestigieuses, d’où sortent souvent des diplômés ne créant rien. La taille s’apprend avec le père ou l’ami  artisans et l’esprit créatif vient du profond de l’âme, peut-être aussi de l’adversité, voire du mépris qui plonge dans la solitude laborieuse.

    J’ai remis à cet éditeur  «Rencontre avec les artistes gaumais » publié par la Cellulose des Ardennes et c’est ainsi que figurent dans cet ouvrage  noms et œuvres de Gaumais repris dans cette publication (présente au Musée Gaumais à Virton) dont j’avais rédigé les textes pour l’éditeur Magermans  d’Andenne.

    À la première page de l’article qui m’est réservé (3426) et à la deuxième (3427) figurent deux monuments virtonnais : La fontaine Djean d’Mady et la stèle en hommage à Camille Jacquemin, musicien, compositeur et professeur de musique à l’Abbaye de Floreffe. À la même première page, photo du monument à Rulles en hommage à Maurice Grevisse, sculpté partiellement dans la cour de mon école le pensionnat, après rachat par la commune..

    Si je propose ce texte à votre attention, comme celui rédigé à propos de la tombe de Nestor Outer avec son  portrait d’Ernest Bernardy, c’est dans le même souci de protéger des réalisations artistiques, fatalement victimes du temps, de l’eau, des déprédations, voire du vol. Victime aussi de l’oubli de ceux qui se permettent des discours tronqués, ou inexistants !

    Sur la photo figurant dans l’ouvrage de ce Flamand généreux, on voit nettement l’eau qui coule des gargouilles. Aujourd’hui – je ne sais pas depuis quand – la fontaine est devenue bac à fleurs. La terre et les plantes ont rongé la pierre et les décorations latérales de la vasque. Voilà une catastrophe annoncée. Négligence envers une commande de la Maison Virtonnaise sous une autre autorité communale.

    L’hommage à Camille Jacquemin, est une stèle réalisée à la demande d’André Petit au nom des Zigomars. Comme membre de cette confrérie, j’ai réalisé tout le travail gratuitement. Comme professeur, je ne pouvais me faire payer puisque la commission De Bondt aurait décidé de réduire mon traitement d’enseignant. Et sculpter était pour moi un besoin profond ainsi qu’une gymnastique forte qui valait mieux que la course à pied ou les compétitions sportives (boxe pratiquée à l’armée, athlétisme – courses, lancers de disques et de javelot, sauts et combats asiatiques… )

    Le bronze a été coulé à Pierrard en deux essais après la casse du modèle en plâtre réalisé patiemment en mon atelier de Meix d’après une photo du musicien jeune et produit en trois exemplaires, un pour le monument, un pour cadeau au musicien Camille Bodson, un troisième conservé par André Petit.

    L’histoire de Virton attribue cette stèle à André Petit sans citation de mon nom. Comme au moyen âge on ne citait pas le nom des artistes, des artisans mais seulement le nom de l’évêque, du père Abbé. La Renaissance italienne mettra en valeur les Michel Ange,  Bramante, Benvenuto Cellini, Fra Angelico, Bernini, Della Robbia, Botticelli, Da Vinci … Que viendrait faire « Tomasi » dans un éloge réservé à la Gaume ?  Pour moi c’était une première disparition de mon travail.

    Viendrait le premier vol du bronze. On me le rapporterait un soir en douce sur le pas de la porte. Il est vrai que la stèle subissait une mise au rancart progressive, plus haut, plus loin vers la piscine pour laisser la place au parking des Dominos.

    Aujourd’hui le bronze, restauré, remis en place est de nouveau disparu (plus ou moins 10 kilos de bronze, c’est un gros billet pour les amateurs des câbles de cuivre aux dépens des chemins de fer.)

    Mon projet de sauvetage, arrangé avec G. Behin, avec autorisation de madame Charlier et de Claude Petit, serait son déplacement hors des tas de terre de la nouvelle piscine vers la Maison de Gaume. Pour éviter un nouveau vol du bronze, j’ai projeté de sculpter le portrait dans la masse de la pierre, entouré de danseuses, de cantatrices et d’angelots joyeux. Dans un creux protecteur comme je l’ai fait pour la Vierge à l’enfant sur le Terme. J’y suis encouragé par deux élèves qui souhaitent me voir sculpter. Je pourrai aussi livrer l’âme du créateur. Je souhaiterais qu’elles y trouvent la graine de l’esprit créatif favorable à un bonheur personnel intense.

    Sauver le passé, c’est déjà sauver mon travail personnel dont je suis ici doublement responsable puisque réalisé comme s’il m’appartenait encore.

    « Tu as reçu 7000 frs », m’a-t-on dit. Je remercie l’auteur de ces mots d’accorder si peu de valeur à ma création, alors que le Ministère des travaux publics avait plus que doublé la somme que je demandais pour le monument « Mur de becs et de plumes » (photo page 3429), 42 tonnes sculptées en public à  la main en 18 mois,  devant le Palais de Justice d’Arlon ». J’étais indépendant à ce moment-là, ayant laissé ma place à un remplaçant méritant, poursuivant par du théâtre mon travail bénévole de montreur de marionnettes. Monument déjà traité au jet de sable, privé de ses jets d’eau sur son bassin de galets de la Civanne, où j’allais pêcher les truites que j’offrais à la fille de 16 ans qui deviendrait ma femme. Et surtout rebaptisé « Les colombes » (sujet trop gentil !) pour faire oublier ce thème que la Justice doit être aussi la protection des faibles, qui se liguent face au pouvoir parfois écrasant. 

    Scan0001.jpgPour le monument à DJean d’Mady selon l’intention première, je souhaite qu’on prenne la décision de restituer la fontaine.

    Au cimetière de Virton, la sculpture de la gisante sur la tombe de Marguerite Brouhon a déjà été restaurée, mais mériterait un entretien pourtant très simple : la brosser avec une brosse de chiendent et de l’eau de Javel, prix ridicule pour cinq litres et ensuite la traiter avec un imperméabilisant pour pierre. Photo de cette tombe page 3428 de l’ouvrage de
    M. Engelen.

    Me voici près des 80 ans et me soucie du futur de ces réalisations. Pour que plus tard quelques curieux ne viennent pas interroger le pouvoir en place : « Qu’avez-vous fait de ces monuments honorés dans l’histoire de la sculpture en Belgique depuis 1830 ? »

     

    Tomasi Fernand.


    Texte et photo publiés avec l'aimable autorisation de l'auteur.

  • Le monument de la semaine : In memoriam…

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    museeGaumais.jpgEn déplorant nos défunts, ne déplorerions-nous pas aussi l’état de cette modeste tombe lézardée et dont le nom s’efface dans la grisaille, sous laquelle pourtant repose – oserions-nous le dire – l’unique personnalité connue de la Ville de Virton, y étant à la fois née et décédée et y ayant vécu toute sa vie ?

    Nonobstant ce coté localier, elle s’était fait le chantre inspiré de la Gaume : de l’eau, des bois, des attitudes et des combats, dans la beauté des paysages, les caractères de ses habitants, ou les souffrances de ses drames vécus.

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  • TÉLÉPHONE, GSM, INTERNET, TV : OSEZ COMPARER !

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    Logo EPN.jpg50 % des Belges ont un abonnement mal adapté à leurs besoins réels. Même pour un GSM fonctionnant avec une carte prépayée, on peut trouver moins cher. Pourquoi pas vous ?

     

     

    La commune et l’EPN de Rouvroy vous aident à comparer les offres des différents opérateurs, de sorte que vous puissiez faire votre choix selon vos besoins.

     

    Où et quand ?

    BIBLIOTHÈQUE ET EPN DE ROUVROY

    - Le mercredi 20 novembre de 14h à 17h à Lamorteau (EPN de Rouvroy, bibliothèque de Lamorteau, rue de l’anglissant 13).

    - Le jeudi 21 novembre de 15h à 20h à Dampicourt (EPN de Rouvroy, bibliothèque de Dampicourt, cité soucou 31).

     

    N’oubliez pas de vous munir des dernières factures mensuelles de votre opérateur.

     

     

    Renseignements : 063/44.59.92 ou 0472/51.54.31 (petitepn@gmail.com)

  • Fenêtre sur le passé.

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    bellefonatine-fontaine-insert-ok.jpgDécouvrez le projet photos « Fenêtre sur le passé » réalisé par les Tintigny Reporters.


    Les artistes ouvrent des fenêtres sur le passé grâce à cette série de photos montages où se mêlent des clichés du passé et d'aujourd'hui.


    Les Reporters ont principalement utilisé des lieux de Tintigny et de ses villages pour ce projet.


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