L'oeuvre de la semaine : André Siméon

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museeGaumais.jpgEn cette période hivernale, les soirées théâtrales battent leur plein. Du Nord au Sud, d'Est en Ouest de la Gaume, comédies, drames, saynètes en patois, il n'est guère de village qui n'en offre pour tous les goûts.

André Siméon

(Athus, 1912 – Virton, 2005)

 

De tout temps, bien avant la naissance du cinéma, les gens se sont rassemblés autour d'un texte, autour des acteurs, afin de partager quelque émotion. Ah, Virton! Dès les années 40', c'était « le truc » d'André Siméon, l'oeil vif et pétillant,mélange de joyeux drille et de curieux sérieux, un citoyen particulièrement attaché à sa ville .

 

Natif d'Athus, il arrive à Virton en 1917, alors que ses parents achètent l'hôtel La Renommée, dans la Grand-rue (juste entre la rue Basse et la ruelle Porte de France). Un bel immeuble. Après des humanités au collège Saint-Joseph, André Siméon entame des études d'horloger et fait son apprentissage au Luxembourg. En 1941, avec son épouse Emilie Jacmin de Gérouville, il reprend cependant l'hôtel-restaurant de ses parents. Dans une petite pièce du rez-de-chaussée, il ouvrira une horlogerie, puis au début des années 1950, un magasin d'optique. Mais, fréquentée essentiellement par des commerciaux, La Renommée, la bien-nommée, fait cependant celle de la Gaume, puisque c'est là que son père Léon fonda le premier Syndicat d'initiative en 1927. Ne serait-ce pas là, d'ailleurs, que fut inventé le mot « Gaume » qui n'existait pas auparavant ? En 1958, les Siméon reconvertissent l'hôtel en appartements, loués aux Canadiens de la base de Marville, pour continuer uniquement le magasin d'horlogerie et d'optique...

 

..Et bien d'autres animations ! André a, comme son père, une passion pour les arts de la scène,  théâtre, poésie. Oh, sans prétention aucune mais de ce petit talent qui fait rire ou s'émouvoir ! Il joue dans de nombreuses pièces, fait partie de la Compagnie des Comédiens du Sud et de la Société Concordia. Entre autres morceaux, il a écrit Tel Mât... Tell d'gènisse, une comédie  patoisante en deux actes.

Ses archives, nombreuses et variées, nous montrent l'étendue de ses activités : des scénarios de pièces classiques comme Le malade imaginaire côtoient des scènes de vie locale. Il a notamment collaboré avec l'abbé Orban et Antoine Toulmonde dans La Reine au coeur immaculé, évocations chorales et rythmiques en l'honneur de Notre-Dame de Beauraing, mais aussi lors du Jeu marial de Virton, en 1938, où il joue au côté d'Evelyne Adam sur la Grand-Place. Des photos nous le montrent en pleine représentation, notamment avec Evelyne Adam, Emile Couzet et d'autres Virtonnais.

Partitions musicales, affiches du patronage Saint Louis complètent ce pan de vie locale.

Pièce Les 3 chapeaux claque avec Alberte Karlshausen.jpeg

Dans les années 60', André Siméon avec Albert Karlshausen dans la pièce Les trois chapeaux claques

 

André Siméon ? C'est le successeur des Nestor Outer, et l'un des pères, avec nos meilleurs auteurs locaux, de toutes ces petites troupes de Chenois ou Tintigny, de Gomery, Rossignol ou d'ailleurs, qui continuent de nous enchanter, en faisant chanter la Gaume. A consommer sans modération por des moments jubilatoires!

 

Les archives d'André Siméon font partie du Centre de documentation du Musée gaumais

Le Musée est fermé jusqu'au 23/03,

sauf pour groupes, visites guidées et durant les congés scolaires

Retrouvez-nous dès le 23 mars, pour la biennale « Pêle-Mêle – Acquisitions 2011-2012 »

en hommage aux donateurs

 

www.musees-gaumais.be

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