L'oeuvre de la semaine : Le maka du Moulin de la Paix

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Moulin de la Paix, Moulin Lackman, Fourneau David, Fourneau d’Ahérée, …

Tant de fourneaux ont résonné comme autant de coups de maka dans la vallée du Ton à l’entour de Saint-Léger !

Mais qu’est-ce donc qu’un maka ? Curieux mot, venu du wallon. Dans la forge, lemakaest un énorme marteau de fonte ou de fer fixé à un long manche en bois. Raccordé à la roue du moulin a aubes, le mouvement de celle-ci le soulève et permet de frapper facilement une pièce de métal placée sur une enclume.

A l’entrée de Saint-Léger,  les anciennes usines de la Paix, établies sur un bief du Ton, viennent d’être vendues. L’endroit présente un impressionnant ensemble architectural, composé de neuf bâtiments organisés autour d’une cour carrée. Il s’agit là d’un complexe industriel qui s’est construit du XVIIe au XIXe siècles. La création de la « Petite Forge », s’inscrivit dans la continuité du fourneau et de la platinerie que Jean « le Grand » Poncelet, assisté de son fils, possédait déjà à Lackman. Très vite, les enfants, Jean Poncelet « le Jeune » et son frère Jacquemin la dirigèrent. Elle passa en 1628 aux mains de Nicaise Poschet et de son épouse Jacqueline Dumoustier, maîtres de forges du Châtelet et de la Neuve forge à Habay-la-Neuve ainsi que du Fourneau Dahérée à Châtillon. Veuve, Jacqueline Dumoustier la revend à l’état de ruines à son fils Philippe. C’est l’une de ses deux filles, Marie, épouse de Lambert Piret qui en hérite de la Petite Forge et du Fourneau Dahérée.. Leur fille unique se sépara de cet héritage en 1708.

Les nouveaux acquéreurs, Maximilien - François  Demanet  et son épouse Marie-Josèphe Bruneau, s’investirent dans le développement de la Petite Forge en la dotant, vers 1711, d’un haut-fourneau.  Le bien resta dans la famille jusqu’à sa disparition en  1775. La production qui était de 250 à 300 tonnes de fer par an au milieu du XVIIIe siècle décline et l’usine se reconvertit en une platinerie avant de devenir une papeterie en 1837. Un Alsacien, Louis Herr, achète le site en 1897 et y développe, jusqu’en 1965, la fabrication de tuyères de haut fourneau, non plus en fer mais en cuivre du Katanga (Congo).

Mais la fin est proche. Bien que les ateliers fussent encore bien équipés, la seule activité récente sera la production d’électricité via une roue placée sur la rivière. L’abandon progressif des lieux faisait craindre une ruine progressive, qui se trouve, par bonheur, interrompue depuis peu avec l’espoir d’une nouvelle vie qu’espèrent lui insuffler les nouveaux propriétaires.

 

 

Le Musée est fermé durant l’hiver, sauf pour groupes, visites guidées

et vacances scolaires.

Il rouvrira dès le 23 mars prochain avec la biennale « Pêle-Mêle II – Acquisitions 2011-2012 », en hommage à nos généreux donateurs

 

Retrouvez toutes nos activités sur

www.musees-gaumais.be et sur notre page facebook

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