Le Musée Gaumais - Page 4

  • Les fouilles de la Grand'Place nous rendent curieux ....

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    Aussi, pour satisfaire cette curiosité, le Musée Gaumais, avec la collaboration de la Direction de l'Archéologie (DGATLP), propose une visite commentée de la Grand Place.

     

     

    A quoi pouvait donc ressembler la Grand Place avant ?

    Plan Grand-place.jpg

    Cette image qui représente une hypothèse de l'aspect ancien du centre de Virton, servira de base à la visite.

    Rendez-vous devant l'église

    Le vendredi 2 novembre prochain à 11 h 00 

    http://www.museesgaumais.be

  • L‘oeuvre de la semaine : La S.A. Minière & Métallurgique Halanzy - Musson

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    Logo 75ème 422 ko (2).jpgLa commune du mois : Musson

     

      MUSSON

     La mine de Musson est mise en exploitation dès 1851. La concession est cédée en 1870 aux Forges d’Acoz ; en 1882-83, Gustave BOËL, directeur des Forges d’Acoz, crée le Syndicat des Hauts-fourneaux de Musson .

    Après la mise en service des deux hauts-fourneaux, la Société Anonyme des Hauts-Fourneaux, fonderies et mines de Musson, créée en 1885, ouvre l’usine de Musson. La production de ces deux hauts-fourneaux, chauffés par système « cowper » à air chaud, atteint rapidement 50 à 60 tonnes/jour

    La direction subit déjà des transferts dans les années ’20, et l’usine s’arrêtera en 1938, pour ne reprendre ses activités qu’en 1946.

    Parmi les grandes figures de Musson, on retiendra  Adolphe HEURION, (provenant d'Esch/Alzette), qui fut le premier directeur en 1884 et René PERLEAU, dernier directeur de 1950 à 1966.

    Sur un rapport pessimiste du directeur René PERLEAU quant à son avenir, l’usine de Musson cessera ses activités en 1966 sans heurts sociaux. Après l’arrêt des installations le 31 mars 1967, la plupart des ouvriers seront reclassés à Athus (B), à Gorcy (F) et à Rodange (L).

     

    Usine de Musson  169.jpg

    René Zimmer (Vieux-Virton, 1910 – Florenville, 1998)

     Usine de Musson, 1979, Huile sur toile, 50x60 cm

    Don de Madame René Zimmer, février 2005 - MGV 3367

     HALANZY

    La mine de Halanzy ouvre en 1881. La même année, l’usine de Halanzy est fondée par J. DESCAMPS et M. DELATTRE

    1894-1910 Guillaume PUGH, (1848-1910) est administrateur-directeur-gérant de la Société Anonyme des Hauts Fourneaux & Mines de Halanzy (dépendant de la Société Métallurgique de l'Est, Gouraincourt)    

    Jusqu’en 1928, son successeur LéonTHIRY (* 1880 à Esch/Alzette) se montrera particulièrement entreprenant.

    Dès 1912, il fait construire une centrale électrique pour alimenter l’usine en éclairage et en force motrice. En 1913, il érige des installations supplémentaires. L’usine produit alors 50000 tonnes par an qu’elle livre en Belgique, en France et en Suisse. Pour remercier son directeur, l’entreprise décide de lui faire construire une belle villa, dite « Le Château » (aujourd’hui école) au centre d’Halanzy.

    Après la guerre, en 1919, l’entreprise reprend grâce à de nombreuses innovations dont un usage plus spécifique de l’électricité, une mécanisation du transport des matériaux à l’intérieur de l’usine, de nouveaux bureaux, des réfectoires, des salles de douches, un arboretum (lieu de délassement pour les ouvriers), etc. Des hauts- fourneaux plus modernes arrivent en octobre 1920 et septembre 1921. On peut considérer cette période comme l’âge d’or de l’entreprise. Bien équipée, elle vend de l’électricité à d’autres usines et à la province. Avec des pylônes en béton, les hauts-fourneaux de Halanzy ont en effet été à l’origine de l’électrification des villages du Luxembourg belge. Ils raccorderont très vite toute la moitié sud de la Province (entre 1921 et 1930).

    Malheureusement, Léon Thiry ne verra pas la fin de son projet grandiose car il meurt jeune en 1928.

     

    En 1939, Musson rachète et ferme l’usine de Halanzy, endettée à cause de sa reconstruction après la guerre. Mais la mine de Halanzy ne fermera qu’en 1978

    Sur la place, une stèle de Fernand Tomasi rappelle ce passé industriel

     

    Musson est  l’honneur durant le mois d’octobre

    Le module 75ème anniversaire du Musée est exposé à la mairie depuis le 29/09

      

    Au Musée gaumais, le tableau figurant l’usine de Musson

     se trouve dans la MICRO-EXPO consacrée à la commune.

      

     

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  • L'oeuvre de la semaine : Meix-devant-Virton, le Château de la Soye

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    Logo 75ème 422 ko (2).jpgLa commune du mois :

     

    MEIX-DEVANT-VIRTON

     

     

     

    L’œuvre de la semaine : le Château de la Soye

     

     Quelle lubie a donc frappé le sieur Lamborel, pour décider de démolir son château ce jour funeste de 1910 ? On prétend que l’humidité des étangs l’indisposait et qu’il envisageait de faire reconstruire la demeure plus en hauteur. L’argent, ou le temps, lui manquèrent, et cette élégante demeure, pourtant rénovée dix années plus tôt par M. Nothomb puis M. de Potesta, sombra incontinent dans la ruine et l’oubli.

    Nous voici à l’orée de Gérouville et de Limes, presque au centre géographique de la commune de Meix. Le château, reconstruit en 1678 mais résidence de maîtres de forges attestés dès 1538, possède encore des traces de défenses : des mâchicoulis doubles surplombent l’entrée. Henri de Vance, le fondateur de l’usine, était confronté à un puissant concurrent en la personne de l’abbaye d’Orval, présente à Gérouville et au hameau de Luz tout proche (aujourd’hui disparu). Après avoir été aux mains de Petit Jean Poncelet, dit Jean de la Platinerie, le domaine passera au XVII        ème siècle à Jean David – oui, celui du Fourneau David à Châtillon - qui y créera une fenderie, nouveauté dans le paysage industriel régional.

     

    gravure la soye.jpeg

     Illustration – Le château de la Soye – Gravure romantique, vers 1840

     Fac simile – Coll. Musée gaumais

     

    Si l’on en juge par son aspect, sur cette gravure des années 1840, le confort résidentiel avec ses hautes fenêtres, dut en être amélioré au XVIIIème ou au début du XIXème siècle. Collignon, le précédent  propriétaire, y avait investi beaucoup – et emprunté beaucoup ! – pour rendre au complexe son efficacité. Mais la faillite l’accable en 1759 et c’est le très fortuné  Nicolas-Louis La Ramée qui donnera aux lieux une nouvelle splendeur, étendant le complexe sur plus d’un kilomètre. 

    Dans l’histoire sidérurgique du Pays gaumais, la Soye occupe une place parmi les plus durables puisqu’elle se maintiendra jusqu’en 1861, date où l’on procéda déjà à la restauration du château. Pour dire son importance, trois étangs la baignaient : celui de la platinerie, celui de la fenderie et celui de la forge. Dans son histoire récente, le château fut donc remplacé par une laide maison de brique. Assez éphémère d’ailleurs ; aujourd’hui, ce n’est plus qu’un lieu romantique où, l’inconséquence faisant son œuvre, ce lieu où s’activait la rudesse des hommes achèvent de rendre à la forêt ses pierres et son âme

     

    MEIX est  l’honneur jusqu’au 30 novembre

    Le module 75ème anniversaire du Musée est exposé à la mairie

     

    Au Musée gaumais, MICRO-EXPO consacrée à la commune de Meix.

     Visite guidée aux bulles pétillantes ce mercredi 07/11 à 20 H

      

    Entrée gratuite tout le mois pour les habitants de la commune

      

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  • L’oeuvre de la semaine : Le marchand de cabus de Mussy

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    Logo 75ème 422 ko.jpgLa commune du mois : Musson

    Visite guidée« aux bulles pétillantes » ce mercredi 03 octobre à 20 H

     

    Entrée gratuite pour les habitants de la commune

     

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  • L'oeuvre de la semaine : "Descente de la Semois"

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    Logo 75ème 422 ko.jpgQui ne connaît l’embarcadère de la bucolique descente en barque de la Semois ? Chiny, tout comme Lacuisine, évoque le charme désuet des villégiature établies au détour de ses méandres à la fin du XIXe siècle. Au fil de l’eau et du temps, la formule romantique autorise la découverte de paysages rocheux autrement inaccessibles.

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